Science

La Méditerranée, un point chaud du climat et de la biodiversité

Le GIEC l'a documenté : le bassin méditerranéen se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale. Il est aussi l'un des 36 points chauds de biodiversité de la planète. Cette double singularité en fait un territoire prioritaire pour la restauration forestière.

Un réchauffement amplifié

Selon le Cross-Chapter Paper 4 du sixième rapport du GIEC (AR6, 2022), la région s'est déjà réchauffée d'environ 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle. Les projections aggravent l'écart : le réchauffement futur y dépasserait la moyenne mondiale de 20 % en rythme annuel, et jusqu'à 50 % pour les températures estivales.

Un réservoir de biodiversité unique

Le bassin abrite environ 25 000 espèces de plantes vasculaires, dont plus de la moitié n'existent nulle part ailleurs (CEPF). Chênaies, pinèdes, maquis, forêts ripariennes : beaucoup sont aujourd'hui dégradés ou fragmentés.

Le potentiel de la restauration

De vastes surfaces du pourtour méditerranéen sont des terres dégradées ou déprises — précisément le type de contexte où les projets de boisement-reboisement (ARR) ont le plus de sens :

  • Additionnalité forte : sans financement carbone, ces terres restent dégradées.
  • Co-bénéfices majeurs : lutte contre l'érosion, recharge des nappes, habitat pour les espèces endémiques.
  • Essences adaptées : la flore méditerranéenne offre une palette d'espèces résistantes à la sécheresse.
Restaurer la forêt méditerranéenne, c'est agir exactement là où l'enjeu climatique et l'enjeu de biodiversité se superposent.

Sources

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